
RÉFÉRENCES & SOURCES
OUVRAGES
BLANCHARD Pascal et BOETSCH Gilles (éd.), Le racisme en images, La Marinière, 2021.
DELOUVEE Sylvain et LEGAL Jean-Baptiste, Stéréotypes, préjugés et discriminations, Dunod, 2021.
GUEROUT Jeanne et MAUDUIT Xavier (éd.), Histoire des préjugés, Les Arènes, 2023.
SCHAUB Jean-Frédéric et SEBASTIANI Silvia, Race et histoire dans les sociétés occidentales (XV-XVIIIe siècle), Albin Michel, 2021.
ARTICLES
www.vie-publique.fr : « La politique d’accueil des gens du voyage depuis la loi Besson : chronologie »
« La fabrique des races », L’Histoire (numéro spécial), n°493, mars 2022.
BRAHAMCHA-MARIN, « Victor Hugo raciste ? À propos du « Discours sur l’Afrique » et de quelques autres textes », Revue Alarmer, mis en ligne le 7 juillet 2023.
HILAIRE-PEREZ Liliane, « Juifs et capitalisme. Aux origines d’une légende, un livre de Francesca Trivellato », Revue Alarmer, mis en ligne le 4 juillet 2023.
PEIRETTI-COURTIS Delphine, « Cris de singe et déshumanisation dans les stades de football : la réappropriation d’un stigmate racial », Revue Alarmer, mis en ligne le 15 décembre 2022.
Acker William , « Où sont les gens du voyage ? », Éditions du commun.
Gwendolyn Albert – Activiste indépendante des droits humains, Ruus Dijksterhuis – Réseau ERGO, Markus End – Société pour la recherche sur l’antitsiganisme, Gabriela Hrabanova – Réseau ERGO, Jan Jařab – OHCHR, Ferdinand Koller – Romano Centro, Jonathan Mack – Conseil Central des Rroms et Sinté Allemands, Lili Makaveeva – Association Integro, Saimir Mile – La Voix des Rroms, Anna Mirga-Kruszelnicka – anthropologue, Julie Pascoët – ENAR, Marek Szilvási – Centre européen des droits des Rroms, « Antitsiganisme – un document de référence » .
FRA – AGENCE DES DROITS FONDAMENTAUX DE L’UNION EUROPÉENNE, « Roms et Gens du voyage dans six pays – Enquête sur la situation des Roms et des Gens du voyage »
PODCASTS
Série : « La naissance du racisme » (4 épisodes), France culture, mis en ligne le 15 juin 2022.
Pré-jugés, juger avant
(titre provisoire)
LA DÉMARCHE
PRÉ-JUGÉS interroge la manière dont les récits intimes se transforment en paysage collectif. Nous mêlons récits, témoignages et objets sonores afin de créer un continuum entre mémoire individuelle et espace partagé. La forme est volontairement hybride, combinant improvisation dirigée, partitions corporelles et objets scénographiques modulables.
« Cette démarche prend racine dans ma position artistique. En tant que comédienne, autrice et metteuse en scène, je me situe à la croisée de deux pratiques complémentaires : la médiation citoyenne et la création scénique. Cette double immersion constitue un corpus vivant, nourri d’enquêtes de terrain, de témoignages et d’observations. Mon désir de création est né de ce va-et-vient entre l’artiste et la médiatrice, et le projet s’appuie autant sur ce recueil en cours de constitution que sur mon propre retour d’expérience. » (Maud Landau)
À l’horizon de 2027, il devient nécessaire de donner forme à cet ensemble en l’articulant en une création scénique hybride, entre théâtre documentaire augmenté et conférence gesticulée. Les dialogues seront composés à partir d’entretiens réels menés auprès de personnes aux opinions diverses. Chaque version de la pièce mettra en jeu ces voix, portées et modelées par des interprètes, afin de maintenir un rapport direct au réel tout en assumant la construction scénique.
Faire théâtre avec le réel
Au cœur de cette création, il y a un double désir de lutte contre les préjugés :
• Celui porté par les contenus mêmes de son spectacle et des actions de médiation (luttes contre les discriminations des minorités)
• Et celui porté par une mission élargie qui interroge la mémoire non comme un héritage figé, mais comme un outil vivant de compréhension du présent.
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Création 26-27
Spectacle tout public à partir de 11 ans

Médiation & collecte
Ce projet s’inscrit dans la continuité du travail mené autour de « Chawa, pièce de ma mémoire », spectacle qui interroge la question des identités multiples. Dès l’origine, Maud Landau souhaitait aller à la rencontre des jeunes générations pour questionner les mémoires et ouvrir des espaces de réflexion partagée.
Dans cette perspective, elle s’est rapprochée de plusieurs institutions, parmi lesquelles le service pédagogique du Mémorial de la Shoah, le pôle culturel de la mairie de Montreuil et l’Académie de Versailles. Son objectif n’était pas uniquement de présenter la pièce, mais de construire avec les publics de véritables temps d’échange, soit sous la forme de bords de plateau, soit à travers la conception d’ateliers inscrits dans des temporalités plus longues.
Cette démarche l’a conduite à se former à la médiation culturelle, en approfondissant ses connaissances liées à la transmission de l’histoire, à la lutte contre les discriminations, aux préjugés et aux mécanismes complotistes. Depuis trois ans, elle intervient en tant qu’artiste et médiatrice, notamment au sein du service pédagogique du Mémorial de la Shoah, auprès d’établissements scolaires en Île-de-France et sur l’ensemble du territoire.
Ces interventions, encore peu visibles du grand public, ont pour objectifs de contextualiser les événements historiques, de renforcer la compréhension des enjeux de mémoire et de lutter contre les préjugés (racistes, antisémites, homophobes, sexistes) qui traversent la société et les espaces éducatifs. Les ateliers ne reposent pas sur une transmission descendante du savoir : ils articulent apports historiques, activités participatives et espaces de débat, permettant aux élèves de réfléchir, de formuler leurs propres analyses et de confronter les points de vue. Ce sont des temps de pédagogie active visant à déconstruire des représentations souvent installées très tôt par différents prismes sociaux, culturels ou médiatiques.


LE SPECTACLE
De cette expérience est né un projet artistique profondément humain. Il s’agit de raconter l’invisible : tout ce qui se joue dans l’ombre de la maladie, ces micro-événements, ces silences éloquents, ces gestes qui en disent long. Donner à entendre la polyphonie des voix touchées par l’addiction, telle est son ambition.
Ce documentaire théâtral se définit comme un objet artistique, un traitement créatif du réel où l’on remet de la parole là où il y a du non-dit, où l’on relie des voix que la maladie a souvent isolées, où l’on ouvre un dialogue entre l’intime et le collectif. Raconter l’addiction, ce n’est pas seulement parler d’une maladie : c’est parler de ce que nos sociétés taisent et de la force que peut avoir un récit lorsqu’il est porté à plusieurs voix.
À ta santé
(titre provisoire)
LA DÉMARCHE
Ce projet entend contribuer à une meilleure compréhension des réalités liées à l’addiction, en donnant une place aux récits souvent invisibilisés des proches.
Il s’agit d’interroger la responsabilité collective face à une maladie profondément ancrée dans les pratiques sociales, et de proposer un espace de questionnement où les différentes voix des interlocuteur-ice-s puissent se répondre. Par une approche documentaire, le spectacle souhaite participer à une réflexion sur la manière dont notre société appréhende l’addiction, et sur les mécanismes de silence qui entourent celles et ceux qui la vivent ou l’accompagnent.
Elle a partagé son quotidien avec une personne aux prises avec l’addiction. Sa voix, celle de la proche, du témoin direct, est souvent restée dans l’ombre, comme étouffée par les non-dits. Au fil de cette épreuve, elle a mesuré combien l’isolement pèse sur ceux qui accompagnent.
Où trouver un espace pour partager son vécu, recevoir du soutien et des conseils adaptés ?
Création 26-28
Spectacle tout public à partir de 15 ans

Médiation culturelle
Comment l’alcoolisme se transmet-il, y compris dans ce qu’on appelle la mémoire cellulaire ? Pourquoi cette maladie reste-t-elle si difficile à nommer, comme entourée d’un tabou persistant ?
Le projet explore les responsabilités individuelles et collectives, interroge les postures des cercles familiaux et professionnels face à la dépendance.
Quels mécanismes d’évitement se mettent en place autour de la personne addict ? Comment la confrontation à l’addiction de l’autre nous renvoie-t-elle à nos propres fragilités, à notre rapport à la consommation ? Elle examine comment l’alcool transforme insidieusement les liens affectifs, les représentations et la vie sociale.
Plus qu’un simple spectacle, ce documentaire Il donne voix et visibilité à des parcours souvent tus ou marginalisés. En mêlant récits intimes et regards experts, il cherche à créer les conditions d’une compréhension partagée de cette réalité complexe. Ce projet ambitieux fusionne témoignages bruts, savoirs scientifiques et création scénique pour interpeller notre société. Il propose un lieu symbolique où nommer l’innommable, penser l’impensé, et peut-être trouver des chemins pour agir ensemble face au défi de l’addiction.
Le projet prendra la forme d’un documentaire théâtral, mêlant réalité et création. Pour le construire, la cie partira à la rencontre de trois types de témoins. D’abord les personnes directement concernées par la maladie, celles qui luttent au quotidien, parfois dans le silence. Ensuite les proches – conjoints, parents, amis, collègues – qui vivent avec ou à côté de la dépendance. Enfin les professionnels de santé, médecins, thérapeutes et addictologues qui accompagnent ces parcours.

